Billetterie

À propos

Julien Clerc, c’est plus de 50 ans de tubes, une voix unique et une carrière hors normes ! Révélé en 1968 avec “La cavalerie”, il enchaîne rapidement les succès : “Ce n’est rien”, “Si on chantait”, “Ma préférence”… Son style inimitable, entre variété et pop, séduit toutes les générations.
Après un retour très attendu sur scène à partir de février 2026 dans les Zéniths et Arenas, l’artiste fera escale à Chaumont pour l’une des dates privilégiées de sa tournée.
Un évènement rare, d’autant plus symbolique que Julien Clerc avait été, il y a 40 ans, le premier artiste français à se produire à Bercy – un chapitre majeur de sa carrière qu’il prolongera en fêtant son anniversaire en octobre 2027.
À Palestra Arena, Julien Clerc interprétera ses plus grands titres, portés par une élégance et une sensibilité qui n’appartiennent qu’à lui. Entre émotion, générosité et énergie captivante, ce rendez-vous promet une soirée inoubliable où l’on viendra célébrer une œuvre immense… et un artiste au sommet de son art.
Julien Clerc
© Anton Corbijn

Informations sur
la représentation

Présenté par VeridisQuo Entertainment & MAC
en accord avec Décibels Productions
et Quand je joue productions

  • Julien Clerc

    Chant, piano

  • Marco Papazian

    Guitare acoustique et électrique

  • Benjamin Constant

    Piano, accordéon, chœur et direction musicale

  • Evert Verhees

    Basse, mélodica et chœur

  • Jean-Philippe Fanfant

    Batterie

  • Pascal Nègre et #NP

    Management

Discographie

La revue de presse
du concert

L’incomparable Michel Jonasz a mouillé la blues à Palestra

Jeudi 7 mars, quelque deux-mille personnes étaient rassemblées à Palestra, venues à la rencontre du blues de Michel Jonasz et ses musiciens. Le public, cueilli en quelques secondes, n’a pas choisi entre chanter, chalouper et écouter comme à la messe.

Le public sait bien en l’honneur de qui sont occupés les sièges de Palestra en ce soir de mars, mais lorsqu’il apparaît sur scène, il faut tout de même se pincer pour y croire. Michel Jonasz accompagne les Français depuis une cinquantaine d’années, autant dire que pour ses fidèles auditeurs, c’est un patrimoine à lui tout seul qui soudain prend vie. Il entre sur scène avec le chic sobre des intouchables, et convoque sans attendre son « pote le blues », chanson issue de son dernier album et composée avec ses complices Manu Katché et Jean Yves D’Angelo, présents sur scène, respectivement à la batterie et au piano. La voix de Mister Swing est telle qu’on se met à douter du temps qui passe. Et si ce n’était qu’un leurre ? La scène s’habille de bleu et débute « la joyeuse complainte ». C’est ainsi que Michel Jonasz surnomme celui avec lequel il avoue un lien quasi filial. « Bonsoir, vous voulez quoi ? », du blues, du blues, du blues bien sûr. Au deuxième refrain, l’interprète chôme et le public mis au boulot se mue en chorale géante. Malgré les efforts fournis sur scène, Palestra n’a décidément pas plus le blues qu’elle n’a le cafard ou le spleen.

Si tu vois tout en gris, déplace l’éléphant

Michel Jonasz ne se contente pas de chanter le blues, puisqu’il reçoit en son nom il prend la peine de le présenter. Notamment par ce proverbe indien : « Si tu vois tout en gris, déplace l’éléphant ». Aussi simplement que cela. « Le blues, c’est comme parler à un ami, raconter ses peines, s’exprimer, ça soulage, ça guérit. » Souris puisque c’est grave. Du gris on passe au bleu. La troupe enchaîne en couleur avec « Mais tu aurais pu rester un peu, j’suis dans l’coton, j’suis dans l’bleu » ou encore « Mais le bleu du ciel, et tous les soleils, sont en moi quand tu souris ».  Le silence est d’or dit-on, alors Michel Jonasz pose un temps le micro et laisse place aux cuivres rutilants, la scène enfile une robe couleur soleil et c’est New-York 1920 à Chaumont. Sur cet élan de pure joie Michel Jonasz exhorte au moment présent, à la beauté du ciel la nuit, à dire l’amour et fusiller les regrets, au risque… de devenir chanteur de blues ? Ou de rock and roll, car selon lui c’est pareil : « Raconte une histoire triste ou raconte une histoire drôle, fais du blues fais du rock and roll, parle du chien qui s’prend pour une poule, d’une poule qui miaule… » Michel Jonasz ou l’anti morosité.

Le Tzigane se réjouit en pleurant

Le chanteur, dans la veine de son prêche pour la mélancolie heureuse, est revenu sur son héritage tzigane hongrois, et enchaîne – est-ce un concert ou une peinture – avec « Coucher sur les fourmis rouges, voir si l’un de nous deux bouge ». La salle, elle, bouge, c’est certain, quelle qu’en soit leur couleur s’il y eut quelques insectes. Puis, nettement plus intimiste, le morceau « Pleurez les hommes » sonne comme un plaidoyer intemporel en ces temps où les yeux ne savent plus où regarder tant il y a à défendre. S’en suivent les épiphanies : “Super Nana”, “Joueur de blues”, “La boîte de jazz”. Le public exulte et c’est aussi beau à entendre qu’à regarder. Dans l’assemblée, c’est un peu l’histoire de Benjamin Button : les plus vieux rajeunissent, les plus jeunes mûrissent. Jonasz qui, d’ailleurs, non sans humour, rappelle à l’envi qu’il a connu René Coty et vu Piaf sur scène, lance un appel : « L’autre jour dans la rue, une jeune femme m’interpelle et me dit : un autographe s’il vous plaît ? C’est pour ma grand-mère. Arrêtez ça, j’ai l’impression d’avoir 75 ans ! ». Quelques rappels et ovations plus tard, Michel Jonasz et complices quittent la scène après l’interprétation de “Je ne veux pas que tu t’en ailles”, ce à quoi Palestra a naturellement répondu en chœur : Michel, nous non plus. 

— Élise Sylvestre

Paroles de spectateurs

Nadine, 71 ans, venue du nord Haute-Marne : « Je suis une fan de la première heure, je pensais tout connaître et j’ai encore été surprise. Mais je venais justement pour découvrir son « Blues, du Blues ». Il y a une vraie symbiose, un vrai accompagnement avec les musiciens. Michel Jonasz les laisse pleinement s’exprimer, c’est magnifique. Un spectacle complet. Et la voix de Jonasz reste extraordinaire ». Du côté de Christelle et David, couple chaumontais d’une cinquantaine d’années, malgré le bonheur pointe la frustration : « C’était très bien, rien à redire. Mais il nous a manqué quelques-uns de ses standards. » David se met à fredonner “Dites-moi” ou encore “Je voulais te dire que je t’attends”. Ils louent cependant l’humour de l’artiste, la scénographie impeccable et la qualité des musiciens. Il en manquait visiblement un peu malgré les deux heures de show. Il ne faut décidément pas qu’il s’en aille… ou tout du moins, qu’il revienne ?

Palestra Arena - Chaumont
© Chabanne Architecte